
Bonjour à tous !
Je m’appelle Nicolas et je vis en France depuis presque cinq ans, depuis le début de la guerre à grande échelle en Ukraine.
Je suis arrivé ici avec ma famille, avec une seule valise. J’étais avec ma femme et nos deux enfants. Notre fils aîné avait alors six ans et le plus jeune seulement quatre mois.
Pendant ces presque cinq années, j’ai eu le temps de voir, d’apprendre et de comprendre énormément de choses sur la France. On peut dire que je ne maîtrise pas très bien le français, mais au quotidien, je comprends déjà assez bien les gens et je peux communiquer avec eux.
Et plus je vis ici, plus je comprends à quel point c’est un pays étonnant.
La France est un pays qui offre énormément de possibilités. Ici, on peut faire des études, apprendre un métier, suivre une formation et recevoir de l’aide lorsqu’on se retrouve dans une situation difficile.
Il existe ici un système social qui, dans certaines situations, permet réellement d’éviter qu’une personne se retrouve simplement à la rue ou meure de faim ou de maladie.
Et c’est justement pour cette raison que, honnêtement, j’ai parfois du mal à comprendre les personnes qui vivent en France depuis des années, qui connaissent la langue, qui ont des papiers en règle et qui, malgré cela, ne veulent absolument pas évoluer, travailler, apprendre un métier et devenir autonomes, préférant vivre constamment des aides sociales.
J’espère ne blesser personne avec ce que je dis. Je comprends parfaitement que les situations de chacun soient différentes.
D’ailleurs, pendant les premiers mois après notre arrivée, nous avons nous-mêmes bénéficié des aides sociales. Et c’est parfaitement normal.
Lorsqu’une personne vient d’arriver dans un pays étranger, qu’elle ne connaît pas la langue, ne comprend pas le fonctionnement du système et n’a pas de travail, elle a besoin d’aide.
Mais pour moi, l’important est qu’avec le temps, on commence soi-même à faire quelque chose.
Aujourd’hui, je travaille, je paie des impôts et, honnêtement, j’en suis fier.
Je comprends qu’une partie de l’argent que je verse à l’État revient aux citoyens sous forme de routes, d’écoles, de soins médicaux, d’aides sociales, d’infrastructures et de beaucoup d’autres choses.
En France, si tu tombes malade, tu peux être soigné. Si tu perds ton emploi, il existe un système de soutien.
Si tu te retrouves réellement dans une situation difficile, il existe des dispositifs qui peuvent aider pour le logement, l’alimentation, la formation et le retour à une vie normale.
On peut t’aider à apprendre un métier. On peut financer ta formation. On peut t’aider à trouver un emploi.
Les possibilités sont vraiment nombreuses.
Et c’est l’une des choses que j’apprécie particulièrement en France.
La France et l’Ukraine
En même temps, je ne peux pas m’empêcher de comparer tout cela avec l’Ukraine.
Malheureusement, en Ukraine, si une personne ne travaille pas et n’a pas d’argent ou de soutien familial, sa situation peut très rapidement devenir critique.
Les pensions de retraite de nombreuses personnes âgées sont tellement faibles qu’elles suffisent à peine pour acheter les produits de première nécessité, sans même parler des charges, des médicaments et des autres dépenses.
Lorsqu’une personne se retrouve avec des dettes importantes, sa situation peut également devenir très difficile.
Je comprends que certains diront peut-être que je parle trop durement de l’Ukraine. Mais je raconte simplement ce que j’ai vu et la manière dont je le ressens.
Et je ne veux pas transformer cet article en compétition entre « la France et l’Ukraine ».
Je raconte simplement mon expérience.
Je suis très fier de pouvoir vivre aujourd’hui en France.
Ce qui me fait particulièrement plaisir, c’est de voir que mes enfants parlent français, étudient ici et découvrent progressivement la culture française.
La France est un pays extrêmement riche sur le plan culturel, avec une histoire immense, une belle langue, une architecture remarquable, de l’art et de nombreuses traditions.
Il y a ici beaucoup de gens réellement polis.
Bien sûr, il y a des exceptions partout. Mais il existe ici une certaine culture du comportement : on ne se permet pas, en principe, d’être directement agressif ou grossier avec quelqu’un sans raison.
Et ça, j’aime beaucoup.
Mais lorsque nous sommes arrivés en France, je ne savais encore pratiquement rien de tout cela.
Je ne connaissais pas la langue, je ne comprenais pas comment tout fonctionnait et je n’avais aucune idée de ce qui nous attendait.
Une famille nous a accueillis chez elle.
Et c’est avec cette histoire qu’a commencé une autre partie, très importante, de notre vie en France.
- Une assiette vide : comment une famille nous a montré un visage de la France et comment une autre est devenue notre familleMais parfois, la vie commence par vous enlever le peu que vous avez, puis elle vous donne soudainement beaucoup plus.
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